1- Je pense donc… c’est mon quotidien

Cet article est en 4 parties. Partie 1 : le diagnostic

Généralement, nous traversons nos journées animés par 3 états de conscience :

le-penseur-de-Rodin1- Soit notre esprit bourdonne de pensées désordonnées nous laissant réagir par automatisme à celles-ci, sans les contrôler, sans vraiment réfléchir ou comprendre ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons.
Cet état est fréquent dans nos activités familières et habituelles, lorsque nous nous levons le matin, prenons une douche ou avalons un repas, lorsque nous conduisons sur une route connue, disons machinalement bonjour, flânons dans une rue ou dans la nature…

2- Soit notre esprit est dirigé, attentif ou concentré sur quelque chose d’extérieur à soi.
Par exemple écouter attentivement quelqu’un, lire un livre, regarder un film, admirer une oeuvre d’art, travailler sur un projet, écrire à l’ordinateur, réfléchir à une problématique, fabriquer un nouvel objet…

3- Soit notre esprit est dirigé, attentif ou concentré sur ce qui se passe en soi, comme notre corps, nos émotions et nos ressentis.
Nous pouvons connaître cet état lorsque nous dégustons un carré de chocolat et prenons conscience du plaisir que cela procure, lorsque nous faisons un effort sportif ou une posture de yoga délicate, lorsque nous cherchons à nous recentrer ou à gérer une émotion avant d’animer une réunion ou de se mettre en scène…

Plus rarement, nous connaissons un 4ème état dans lequel notre esprit s’efface suffisamment pour suivre et fusionner harmonieusement avec l’énergie de l’instant présent. Il n’est ni promené par les pensées, ni dirigé vraiment vers l’extérieur, ni vraiment vers soi. Le mental n’est plus de la partie, l’égo disparaît.
C’est ce que l’on connaît par exemple dans certains états de transe, ou ce que vit un artiste lorsqu’il ne fait plus qu’un avec son art, se laissant traverser par des mouvements ou un chant improvisés, se laissant peindre un tableau. Certains acteurs témoignent de cet état où ils se voient jouer, sans plus contrôler, comme étant simple témoin de la scène.

Vous constaterez sûrement que ce sont plutôt les deux premiers états qui rythment notre quotidien.
Et la plupart du temps, vivre avec ces deux-là nous contente très bien. Lorsque nous sommes ok avec ce que nous faisons et ok avec nos sensations, nous traversons simplement les instants et notre vie, profitant de celle-ci. Nous pouvons avoir conscience qu’il y a des choses par-ci par-là qui nous dérangent ou nous rendent mal à l’aise, mais cela ne vient pas perturber suffisamment notre vie pour que nous voulions que ces choses changent ou disparaissent.

Mais qui reste éternellement et sincèrement dans cette appréciation de la vie ? Dans ce « c’est ok » ?
Il y a régulièrement des phases de notre vie où nous travaillons à résoudre nos problèmes personnels, à transformer quelque chose qui nous limite et nous rend malheureux. Souvent c’est une maladie, une dépression, un malaise professionnel ou un drame relationnel qui nous décide. Certains vont alors traiter le problème au cas par cas, sans remettre trop en question leur vie. D’autres vont décider de prendre les choses en main en suivant par exemple une thérapie. D’autres encore se lanceront dans une véritable quête en lisant des dizaines de livres de développement personnel, ou en suivant les enseignements d’un mentor spirituel.

Peu importe le chemin suivi, nous pouvons constater trois choses :

  1. Ceux qui traversent leur malaise et retrouvent la paix ont à un moment du adopter le 3ème état de conscience dans leur vie.
  2. Adopter cet état au quotidien n’est pas facile
  3. Sauf exceptions, le retour à la paix, au « c’est ok » ne dure pas éternellement, au contraire.

Partons du postulat que toute notre vie, quelque soit notre chemin, nous sommes confrontés à des états désagréables ou douloureux.
Ce que je souhaite vous partager maintenant c’est une façon simple de comprendre comment, même dans les situations les plus difficiles, il est possible de sentir vibrer la paix en nous, un « c’est ok » suffisamment profond pour mettre fin à notre souffrance.

Comme pour la santé, être en paix demande de considérer à la fois la prévention, pour l’entretenir, et le traitement, pour la recouvrer quand elle n’est plus là.

Et comme pour la santé, que ce soit pour la prévention ou le traitement, nous devons faire preuve de ces qualités essentielles : la vigilance, la volonté, la confiance. De mon expérience les guérisons arrivent rarement d’un claquement de doigts et demandent un engagement sincère à soi-même. Alors comme premier engagement, que diriez-vous de lire la suite de cet article ? 😉

Partie 2 > « La prévention » ou comment entretenir la paix en soi

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