Les pires atrocités peuvent-elles nous apprendre à aimer ?

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Gregory-mutombo-militaireGrégory Mutombo a servi dans l’armée pendant 18 ans. Après sa dernière opération en Afghanistan, il a su que ce chemin initiatique touchait à son terme et qu’il était appelé à autre chose.

« J’ai commencé à concevoir que j’avais des choses à transmettre. Presque 40 années d’itinérances. J’ai quand même touché certaines formes de souffrances apparentes. »

Son témoignage dans cette vidéo est au cœur du message en Paix avec ce Qui est. Et s’il était possible d’accueillir le monde comme un cadeau qui m’est donné, même dans ses facettes les plus sombres ?

« Ces 18 années ont été pour moi une confrontation à la densité : qu’est ce que porte la terre dans ses entrailles ? Il y a tout ce sang versé par les guerres, les massacres, les sacrifices, les outrages. Je suis allé sentir ça et j’ai compris que sans un ancrage fort à la terre, on peut faire descendre tout ce qu’on veut du ciel -au sens large du terme- si l’on n’est pas profondément arrimé au centre de la terre, tout reste en surface. »

« On m’a fait comprendre : ‘Tu vas transmettre des choses, mais pas n’importe comment, pas en surface. Tu vas aller au fond du Graal, tu vas aller sentir le plomb qu’il y a dedans. Lorsque tu auras senti ce plomb, tu pourras le transformer en or. Mais avant tu vas vraiment toucher tout le spectre de ce que porte la terre. Tu vas maintenant voir cela avec un regard empli de compassion, sans jugement.' »

C’est facile quand on vit dans un monde éthéré, dit spirituel, de prôner le retour du cœur, que tout est paix, tout est amour. A t-on la même capacité de prôner cela lorsqu’on est en face d’un taliban qui égorge une petite fille ? Est-ce qu’on a cette même ouverture du cœur ?

L’alchimie est là : on a le choix. Qu’est ce que je fais de ce que j’ai vu ? Est ce que ça fait de moi un être aigri, désespéré, qui sort de là désabusé ? Ou finalement quelqu’un qui, au delà de ce grand théâtre avec ces forces apparemment en opposition, fait un pas en arrière entre cet avant plan et cet arrière plan […] Est-ce que je peux voir dans celui qui est en face de moi non pas un ennemi, un adversaire, mais un autre moi-même. Si je vois en l’autre quelqu’un de complètement coupé de moi, distinct de moi, je ne comprends pas comment fonctionne cette humanité. Lorsque je change en moi ce qui me dérange chez l’autre, alors je commence à être dans ce processus d’alchimie dans lequel je suis engagé. »

« C’est ça qui m’a été donné, on m’a montré toutes les facettes de l’humanité. Effectivement j’ai tout côtoyé pendant ces 18 ans, des guerres civiles, des chefs d’états, j’ai travaillé dans des ambassades, j’ai vu énormément de choses et touché énormément des domaines. »

J’ai vu cette étincelle commune qui brille en chaque Etre et qui les rassemble. On m’a amené là dedans pour voir non pas ce qui éloigne les êtres humains mais ce qui les rassemble.

 

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3 thoughts on “Les pires atrocités peuvent-elles nous apprendre à aimer ?

  1. Pierrette

    merci Gregory pour ce que tu représentes pour notre humanité, lorsque l on te connait et surtout la chance si il y a, de t avoir rencontré. Quelle beauté d’Ame, tu es super, méga….une enigme bienfaisante pour Nous.

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  2. CUCHERAT

    Bonsoir. Grégory, après avoir vu « La symphonie des Âmes », je ressens sincèrement qu’il n’est point besoin de costume particuliers pour diffuser de sages et divines paroles. Merci à vous et votre guide, et au mien (que je perçois pas encore mais que je sais près de moi), de m’avoir permis d’arriver jusqu’ici pour bénéficier de la merveilleuse Energie qui émane de vous. Amicalement, Jean-Michel.

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